La santé de la paroi ruminale en période de tarissement est essentielle pour la rentabilité

Le type de ration et la consommation des vaches taries et des jeunes vaches diffèrent souvent considérablement (voir tableau 1). Un changement soudain de ration impacte l’environnement ruminal et la paroi du rumen (pensez aux papilles ruminales). L’acidification du rumen, qui s’explique par un quasi-doublement de la quantité d’amidon et de sucres absorbés, est l’un des principaux risques chez les vaches en début de lactation. En cas d’acidification ruminale, la population microbienne évolue négativement, entraînant une augmentation du taux des facteurs inflammatoires et des endotoxines telles que les LPS (LipoPolySaccharides). Ceux-ci affectent les performances de la vache laitière et compromettent l’efficacité de l’ensemble de la lactation.

Tableau 1. Teneurs et consommation totale d’une ration moyenne pour vaches taries et jeunes vaches.

   

Tarissement

Première semaine de lactation

 

 

 

par kg MS

total (12,5 kg MS)

par kg MS

total (17 kg MS)

Différence

Protéines brutes

g

130

1 625

175

2 975

+83 %

Cellulose brute

g

240

3 000

165

2 805

-7 %

NDF

g

460

5 750

350

5 950

+3 %

Sucre + amidon

g

180

2 250

250

4 250

+89 %

Best. amidon

g

20

250

55

935

+274 %

 

Meilleure fonction immunitaire

Une paroi ruminale saine se compose de cellules étroitement collées les unes aux autres qui absorbent l’énergie (acides gras volatils) de l’environnement ruminal via les cellules de la paroi du rumen. La couche épithéliale du rumen joue un rôle clé dans le degré de perméabilité, la prévention des inflammations et l’immunité. L’étanchéité repose aussi en grande partie sur les jonctions serrées. Ces « tight junctions » relient les cellules et empêchent tout passage de substance indésirable dans la circulation sanguine (voir figure 1). L’expression des gènes permet de déterminer correctement le degré de perméabilité et d’ainsi mieux comprendre le fonctionnement des additifs et leurs effets positifs sur les performances des animaux.

L’étude réalisée par le Prof. Dr Bach porte sur 21 vaches holsteins divisées en deux groupes. Les vaches ont reçu une ration avec ou sans Levucell® SC de 3 semaines avant le vêlage à 3 semaines après le vêlage. Les rations n’étaient pas formulées à l’extrême. La ration des vaches taries contenait, par exemple, 512 g NDF/kg MS et la ration (très riche) des vaches en lactation 348 g NDF/kg MS. Un endoscope a permis de prélever des tissus dans la paroi du rumen (biopsie) deux semaines avant le vêlage et au cours des semaines 1 et 3 après le vêlage.

Les vaches nourries avec Levucell® SC présentaient une paroi ruminale en bon état de fonctionnement, comme en témoignait le meilleur taux de LPS, entre autres, avant le vêlage (par les récepteurs TLR4). Une réduction de l’activité de TLR4 une semaine après le vêlage dans le groupe Levucell SC suggère que ces animaux sont plus tolérants aux endotoxines (LPS) qui se forment au début de la lactation. On observe, en outre, une meilleure immunité de la paroi ruminale avant le vêlage dans le groupe Levucell® SC (Occludine), ce qui peut expliquer une meilleure fonction barrière durant la période avant et après le vêlage. Une plus grande tolérance aux endotoxines et de meilleures jonctions serrées après le vêlage permettent de perdre moins d’énergie pour faire fonctionner le système immunitaire. Cette situation pourrait être une cause ou une conséquence de l’absorption plus élevée de matière sèche (18,2 contre 15,7 kg/jour) mesurée pendant la période d’essai après le vêlage, ce qui a entraîné une production de lait significativement plus élevée de 6,0 kg (38,7 contre 32,7 kg/jour).

Figure 1. Effet de l’expression des gènes d’occludine dans les jonctions serrées de la couche épithéliale du rumen chez les vaches sans ou avec Levucell® SC

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Contrôle                                                                                LevucellSC

Expression tardive des gènes                                                  Expression précoce des gènes                              
d’occludine                                                                            d’occludine

Jonctions serrées faibles                                                         Jonctions serrées puissantes

Les effets positifs des levures vivantes sur la digestibilité des fibres ont été largement prouvés et sont particulièrement visibles en période de stress, notamment durant la période autour du vêlage, mais aussi en cas de stress thermique, de changements de ration et de déplacements des animaux. Des études ont révélé à plusieurs reprises une production laitière plus importante et une meilleure efficacité alimentaire ou une perte de poids moindre en début de lactation. Levucell® SC sert à stabiliser le pH ruminal et à optimiser l’efficacité alimentaire. Pour plus d’informations et de conseils sur la recherche ou l’utilisation de Levucell® SC, veuillez contacter koen.luijben@trouwnutrition.com